Vivre ensemble
#CCE2025 Convention Citoyenne Étudiante 2025
N°40 : Instaurer une Journée de mutualisation d’objets mobilisant étudiant·es, habitant·es afin de renforcer la solidarité et promouvoir la réutilisat
Proposition(s)/ amendements : 2715
Contexte
Les étudiant·es font face à des difficultés matérielles et financières importantes lors de leur installation, tandis que de nombreux habitant·es disposent d’objets dont ils n’ont plus l’usage. Inspirée de modèles déjà existants au Canada, la Journée de la mutualisation d’objets répond à cet enjeu en facilitant le don d’objets du quotidien pour aider les nouveaux arrivants à s’équiper à moindre coût. Cette initiative s’inscrit dans une réflexion plus large autour du vivre ensemble, qui a conduit les étudiant·es à identifier trois axes prioritaires : l’écologie, la vie étudiante et les loisirs. Le manque de dispositifs favorisant la réutilisation, le besoin d’améliorer les services offerts aux étudiant·es (mobilité, restauration, qualité de vie sur le campus) et l’envie de renforcer la cohésion entre étudiant·es sont autant d’éléments déclencheurs ayant conduit à la formulation de cette proposition. L’événement vise ainsi à réduire les déchets, soutenir les étudiant·es en situation de précarité et créer du lien social au sein du territoire.
Objectifs
L’objectif principal de la Journée de la mutualisation d’objets est de faciliter l’installation des étudiant·es nouvellement arrivés en leur permettant de s’équiper gratuitement ou à très faible coût grâce aux dons d’habitant·es et d’étudiant·es. L’événement vise également à réduire significativement les déchets en donnant une seconde vie à des objets du quotidien et en encourageant une démarche de réutilisation durable.
Au-delà de l’aspect matériel, l’initiative cherche à renforcer le vivre ensemble en créant un espace de rencontre intergénérationnel et en favorisant l’entraide au sein du territoire.
Concrètement, les objectifs attendus sont :
• Alléger le budget d’installation des étudiant·es entrants.
• Réduire l’impact environnemental lié à l’achat de produits neufs.
• Créer du lien social entre habitant·es, étudiant·es et différentes générations.
• Renforcer le sentiment d’appartenance et la solidarité au sein de l’IEP et du territoire.
Ces objectifs convergent vers un impact durable : une communauté étudiante mieux soutenue, plus solidaire et plus engagée dans une démarche écologique.
Défis à relever
La mise en œuvre de la Journée de la mutualisation d’objets pourrait être freinée par plusieurs obstacles. D’abord, la recherche d’un lieu adapté constitue un défi majeur, les espaces du campus étant parfois limités ou difficiles à mobiliser. L’organisation matérielle de la collecte — tri, stockage temporaire, transport des objets — nécessite également des ressources humaines et logistiques importantes. Par ailleurs, l’événement requiert des autorisations administratives et une coordination avec les services de l’IEP ou de la municipalité, ce qui peut allonger les délais. Le manque de budget pour financer l’équipement nécessaire (tables, signalétique, véhicules) représente un autre point de blocage potentiel. Enfin, la réussite dépend de la participation du public : sans un volume suffisant de dons ou de bénéficiaires, l’impact serait limité. Ces contraintes doivent donc être anticipées pour garantir la réussite de l’initiative.
Ressources nécessaires
La mise en place de la Journée de la mutualisation d’objets nécessite d’abord des ressources humaines, notamment des étudiant·es bénévoles pour assurer le tri, l’accueil et la distribution, ainsi que le soutien du personnel administratif pour les autorisations et la coordination. Sur le plan matériel, il faudra disposer d’un espace central sur le campus, de tables, tentes, chariots, et éventuellement d’un lieu de stockage temporaire. Un budget minimal serait utile pour la logistique, la signalétique et la communication. Plusieurs services de l’université pourraient être impliqués : la Vie étudiante pour l’organisation générale, la Communication pour la promotion de l’événement, la Logistique pour l’installation du site, et éventuellement le BDE, déjà engagé dans la cohésion étudiante. Pour les actions associées (cleanwalk, potager solidaire), le soutien des services écologiques ou territoriaux pourrait également être mobilisé. Ensemble, ces moyens garantissent une mise en œuvre efficace et durable de l’initiative.
Acteur.rices importants
La réussite de la Journée de la mutualisation d’objets repose sur l’implication de plusieurs acteur·rices clés. Les services internes de l’université, en particulier la Vie étudiante, la Logistique et la Communication, jouent un rôle central pour l’organisation, l’installation et la promotion de l’événement. Le BDE et d’autres associations étudiantes peuvent mobiliser des bénévoles et renforcer la participation. Les habitants du territoire, essentiels pour les dons, ainsi que les étudiant·es nouvellement arrivés, bénéficiaires principaux, sont également des acteurs déterminants. Des partenariats avec les collectivités locales (mairie, services environnement) pourraient faciliter l’accès aux espaces publics, soutenir les actions écologiques comme le cleanwalk ou accompagner la gestion des déchets. Enfin, des associations locales engagées dans le réemploi ou la solidarité pourraient apporter leur expertise et prêter du matériel. L’implication coordonnée de ces acteur·rices garantit l’impact et la pérennité de l’initiative.
Bilan carbone et impact sur la biodiversité
La Journée de la mutualisation d’objets aurait globalement un impact positif sur le bilan carbone de l’UPEC. En favorisant la réutilisation de meubles, vaisselle ou électroménager, elle réduit la demande de biens neufs, limitant ainsi les émissions liées à leur production, transport et emballage. L’événement diminue également la quantité de déchets, ce qui contribue indirectement à la préservation des ressources naturelles et donc à la biodiversité. Les déplacements nécessaires pour apporter ou récupérer des objets restent limités grâce à l’organisation sur un lieu central ou sur le campus. Les actions complémentaires envisagées dans l’axe écologie, comme le cleanwalk ou le potager solidaire, renforcent cet impact positif en sensibilisant à la protection des écosystèmes. Les seules émissions supplémentaires pourraient provenir de la logistique de l’événement (transport de matériel, énergie utilisée), mais celles-ci demeurent faibles comparées aux bénéfices environnementaux générés. En somme, l’initiative s’inscrit clairement dans une démarche de réduction de l’empreinte carbone et de soutien à la biodiversité.
Temporalité
La Journée de la mutualisation d’objets peut être mise en œuvre à court terme, car son organisation ne nécessite que quelques mois de préparation (communication, mobilisation des bénévoles, logistique). La création d’un système de mutualisation plus durable au sein de l’IEP s’inscrit davantage dans le moyen terme, le temps de prévoir des espaces et une organisation continue. Enfin, certaines propositions associées issues des axes écologie, vie étudiante et loisirs — comme l’agrandissement de l’IEP ou la mise en place d’un vrai CROUS — relèvent du long terme, car elles demandent des ressources importantes et des décisions institutionnelles plus lourdes.
Actions similaires
Existe-t-il déjà, à l’UPEC ou ailleurs, des actions ou propositions similaires à celle que vous formulez ? Merci de préciser lesquelles, et en quoi elles peuvent inspirer, compléter ou renforcer votre proposition.
Des initiatives comparables existent déjà dans d’autres universités et collectivités, notamment sous forme de ressourceries étudiantes, de zones de gratuité ou de journées de don organisées par des associations locales. Ces actions reposent sur les mêmes principes que votre proposition : encourager la réutilisation, réduire les déchets et soutenir les étudiant·es en facilitant leur installation. Elles démontrent la faisabilité d’un dispositif simple, solidaire et peu coûteux.
À certaines périodes de l’année, notamment à Noël, des actions solidaires renforcent encore cette dynamique. De nombreuses structures organisent des collectes de jouets, des boîtes de Noël solidaires ou des marchés de Noël alternatifs centrés sur le réemploi. Ces initiatives saisonnières mobilisent fortement le public et montrent que la solidarité liée au partage d’objets peut s’inscrire dans des temps forts de la vie étudiante ou territoriale.
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